The Majin Foundation

Zorghuis Oostende

“Presque chez soi” à Ostende où les personnes atteintes d’un cancer peuvent reprendre leur souffle

FONDATION

“Vous quittez l’hôpital comme patient, vous entrez ici comme invité.” Johan Valcke, Président

 

Elle s’appelait Els Cappelle. 42 ans, isolée et atteinte d’un cancer en phase terminale. Mais elle avait un désir. Accueillir et soutenir d’autres personnes en cours de traitement ou pendant les jours suivant une chimiothérapie. Tendre un filet de sécurité entre l’hôpital et le vide du domicile. Créer une sorte de foyer loin de la maison.

Els décida de prendre l’initiative et fut à l’origine de la ‘Zorghuis’. Mais pas toute seule. Johan, bouleversé par son histoire, entreprit de donner à sa retraite une orientation différente. “La société m’a fait de tels cadeaux que j’ai voulu lui rendre la pareille. En aidant Els. Je me suis donc engagé à développer une structure professionnelle pour la ‘Zorghuis’.”

Et maintenant? 5 ans plus tard, ‘Zorghuis Oostende’ a déjà accueilli 165 personnes isolées atteints du cancer. En provenance des hôpitaux de la région. Mais aussi de toute la Flandre occidentale, voire de plus loin.

Els a encore pu assister à l’inauguration de ‘Zorghuis Oostende’. Le cancer l’a emportée en 2013. Sa photo trône sur le comptoir: une femme fière et confiante. A jamais.

FONCTIONNEMENT

“Chaque semaine, nous établissons un planning pour nos 35 bénévoles.
Mais surtout pour nos hôtes.” Hilde et Nathalie, Coordinatrices

“Regardez autour de vous. Ici, tout est très familial. Très ordinaire. Ici, vous êtes une personne normale. Et c’est important.” Sabine, une des bénévoles, apporte des pistolets tout frais. “C’est mon habitude du jeudi matin, quand je viens aider.” Marie-Jeanne, qui est assise à la table du petit déjeuner,  est en traitement pour la quatrième fois. Elle vient d’être amputée de la jambe droite. “Au milieu des autres, j’oublie mes soucis!” Malgré une médication lourde, Marie-Jeanne se sent bien à la ‘Zorghuis’, dont elle apprécie l’accueil chaleureux. “La semaine dernière, je suis restée à bavarder jusque tard le soir avec deux messieurs costauds. Nous avons parlé sport et politique. Nous avons même entonné des chansons. Et beaucoup ri. C’était génial!” Les coordinatrices Nathalie et Hilde lui donnent raison. “Ici, inutile de chercher des vérités essentielles. Nous travaillons en toute simplicité. Une conversation sur le passé et le présent avec nos hôtes. Ou une excursion au bord de la mer. Certains de nos invités refont leurs forces, se rétablissent et repartent. D’autres ont besoin d’être consolés, réconfortés et protégés. Parfois pour la brève période qui leur reste.”

COLLABORATION AVEC THE MAJIN FOUNDATION

“Pour survivre, il nous faut au moins 5 'Zorghuizen' dans toute la Flandre.” Johan Valcke, Président

‘Zorghuis Oostende’ a fêté récemment son cinquième anniversaire. Par une fête à tout casser. Mais Johan n’a pas l’intention de s’endormir sur ses lauriers. “Puis-je parler crûment? Pour survivre, nous devons nous étendre. En plus de Gand et de Oostende, il nous faudrait 4 ou 5 ‘Zorghuizen’ supplémentaires en Belgique. Pourquoi? Parce que nous voulons montrer aux autorités que nous comblons une lacune dans notre société. Mais, en interne aussi, nous devons aller de l’avant. En intensifiant notre collaboration avec ‘Zorghuis Gent’, par exemple, et en simplifiant la communication à destination de nos groupes-cibles. Je suis convaincu que The Majin Foundation peut être le catalyseur nécessaire pour rendre les ‘Zorghuizen’ incontournables.”

“Vous comprenez, notre objectif final est d’amener les autorités à reconnaître le concept des ‘Zorghuizen’. Et à admettre que notre structure financière est saine. Et que, grâce aux soins humains que nous proposons dans toute la Flandre, les personnes atteintes d’un cancer peuvent puiser dans leurs propres ressources pour se rétablir. C’est cette ambition partagée qui a rapproché The Majin Foundation et les ‘Zorghuizen’.”

Vous voulez prendre l’initiative d’ouvrir une ‘Zorghuis’ dans votre province? Faites-le-nous savoir.